On fait le point sur la situation des nouveaux crédits immobiliers accordés

Le montant total des nouveaux crédits immobi­liers accordés au mois d’août est repassé sous la barre des 10 milliards d’euros, selon les données publiées lundi par la Banque de France, dans un marché qui peine à repartir.

La production de crédits à l’habitat hors renégo­cia­tions s’est élèvée à 9,3 milliards, contre 11,3 milliards en juillet (-17,7% sur un mois) et 9,9 milliards en août 2023 (-6,1% sur un an).

La Banque de France veut voir dans ce volume « une nette tendance de reprise » depuis le creux du printemps, même s’il s’agit du pire mois d’août depuis 10 ans.

Le taux d’intérêt moyen de ces nouveaux prêts est très légèrement plus favorable pour les emprun­teurs, selon la même source, passant de 3,64% en juillet à 3,59% en août – hors frais et assurance.

Tous frais compris, les taux ont atteint 4,39% pour une durée de vingt ans et plus au troisième trimestre, selon la Banque de France.

Ce niveau élevé atteint en quelques trimestres seulement a repré­senté un véritable choc pour le pouvoir d’achat immobilier des ménages : il était encore deux fois et demi inférieur au premier trimestre 2022, à 1,80%.

Certains banquiers se démènent depuis la rentrée pour relancer un marché moribond, où les acheteurs, coincés entre taux toujours élevés et prix qui ne baissent pas ou peu, se font rares.

Pour les candidats à l’emprunt « c’est le moment d’aller voir son banquier », encou­ra­geait fin septembre sur France 2 le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau.

« C’est même le moment de mettre les banques en concur­rence pour avoir le meilleur taux possible », continuait-il.

« Nous, on veut prêter » 

Le crédit immobilier est capital pour les banques : il s’agit d’un des rares produits à même de déclencher un changement d’établissement bancaire pour un parti­culier ou un ménage.

Il est clé pour leur activité de détail puisqu’avec le nouveau crédit vient souvent l’ouverture d’un compte courant, d’éventuels produits d’épargne, d’assurance…

Les banques reviennent d’autant plus facilement sur ce terrain qu’elles ont à peu près retrouvé l’équilibre financier après deux ans de marge négative, selon des données publiées cet été par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).

Pour ne pas creuser leurs pertes, certains établis­se­ments s’étaient quasiment retirés du marché l’an dernier.

Il leur avait même été demandé de mettre en place un dispo­sitif de réexamen des crédits immobi­liers refusés, finalement très peu utilisé.

« Imaginer que les banques veulent ne pas prêter est une stupidité », balayait jeudi dernier le président du direc­toire de BPCE Nicolas Namias lors d’une confé­rence organisée par l’agence de notation S&P.

« Nous on veut prêter », continuait-il.

Assurance emprunteur

Les revenus issus du crédit immobilier ne se jouent pas que dans le crédit en lui-​même pour les établis­se­ments bancaires français, mais aussi dans l’assurance emprunteur souvent souscrite auprès de leur filiale.

La marge sur ce produit, couvrant l’emprunteur en cas de décès ou d’invalidité par exemple, est en effet très importante.

Le régulateur européen de l’assurance, l’Eiopa, souli­gnait fin septembre 2022 sa « renta­bilité inhabi­tuel­lement élevée » à l’échelle du continent.

Le modèle de bancas­sureur, dominant en France, peut par ailleurs « conduire à l’émergence de conflits d’intérêts poten­tiels » entre ses filiales, continuait-il.

Les banques, qui ferraillent entre elles sur les taux, utilisent aussi l’assurance emprunteur comme argument commercial.

Le groupe mutua­liste rassem­blant les Banques populaires et les Caisses d’Epargne, BPCE, a par exemple fait savoir jeudi dernier que ses clients primo-​accédants de moins de 36 ans pourront « différer dans le temps le rembour­sement du capital dans la limite de 10 à 20% du montant total financé ».

La banque, en colla­bo­ration avec CNP Assurances, investit aussi le terrain des valeurs en ouvrant la semaine précé­dente la possi­bilité aux parents d’enfants malades ou en situation de handicap une prise en charge d’une partie des mensua­lités pendant plus de deux ans.

BNP Paribas a en parallèle annoncé début septembre deux nouvelles garanties, « présence parentale » et « proche aidant », destinées à « étendre les condi­tions d’indemnisation de l’arrêt de travail à tous les proches aidants ».

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