Immobilier près de Nice : résidences secondaires, Airbnb… que fait Villefranche-sur-Mer pour protéger son marché de la location

La mairie tape du poing sur la table. Confrontée, comme ses voisines, à la pression de la location touristique sur son parc immobilier, Villefranche-sur-Mer a durci sa règlementation.

On en parle suffisamment à Nice pour ne pas regarder ce qui se décide ailleurs. Pépite touristique s’il en est, la Côte d’Azur peut se retrouver prise à la gorge au sujet du logement. Il devient en effet de plus en plus délicat, dans beaucoup de communes, de trouver des biens disponibles, notamment à louer.

Villefranche-sur-Mer fait partie des localités concernées. La situation est même préoccupante, comme en témoigne l’INSEE. Dans son dossier complet sur la cité maralpine mis à jour le 10 juillet dernier, on voit qu’une habitation sur deux était une résidence secondaire ou une demeure occasionnelle en 2022.

Deux fois plus de maisons secondaires et de meublés touristiques entre 2006 et 2022

De 1.857 biens en 2006, cette catégorie est passée à 2.745 propriétés il y a trois ans. Ce qui signifie que le taux de potentiels meublés touristiques a tout simplement doublé en une quinzaine d’années. Forcément, cela laisse moins de place aux domiciles principaux.

Leur parc se réduit comme peau de chagrin, de la moitié des maisons villefranchoises en 2011 à 44% en 2022. Ce qui engendre mécaniquement une pénurie pour les habitants, ou ceux qui aimeraient si installer. De quoi faire réagir la mairie.

Au cours d’une intervention sur BFM Côte d’Azur en janvier 2025, l’édile, Christian Trojani, a expliqué qu’il comptait taper du poing sur la table. Dans son viseur, les bailleurs de logements touristiques ne jouant pas le jeu. Rappelons que depuis le 1er juillet 2024, la Ville leur réclame de se déclarer.

Sanctions

Or, au début de l’année, on estimait à 450 le nombre de propriétaires n’ayant pas effectué les démarches. Pour leur forcer la main, le maire veut passer aux sanctions. Des contrôles doivent être mis en place et des amendes pouvant aller jusqu’à 45.000 euros peuvent tomber.

Pour la commune, ces biens représentent aussi une manne financière non-négligeable. Si la taxe d’habitation a progressivement disparu pour les résidences principales, ce n’est pas le cas pour les autres. En effet, elle est maintenue pour les lieux de villégiature. Les détenteurs ou les usufruitiers ont donc l’obligation de la payer.

Ce qui, vous l’aurez compris, concerne beaucoup de monde à Villefranche-sur-Mer. Il n’est ainsi pas anodin que la municipalité ait choisi de largement faire grimper la douloureuse en 2023.

Elle a voté favorablement pour une revalorisation de 60% de l’impôt, le maximum, qui atteignait alors les 25,5%. Loin de ses voisines néanmoins, à l’image de Mandelieu-la-Napoule (36,80%) ou encore Le Cannet (40,15%).

L’objectif de nice-nord-immobilier.fr est de trier sur le web des posts autour de Pro Immo Contact, vente et location à Nice Nord, Gairault et environs (archive.org) puis les diffuser en tâchant de répondre au mieux aux questions du public. Cet article parlant du sujet « Pro Immo Contact, vente et location à Nice Nord, Gairault et environs (archive.org) » fut sélectionné en ligne par les rédacteurs de nice-nord-immobilier.fr. Cette chronique est reproduite du mieux possible. Pour toute remarque sur ce texte concernant le sujet « Pro Immo Contact, vente et location à Nice Nord, Gairault et environs (archive.org) », merci de contacter les coordonnées indiquées sur notre site internet. Consultez notre site internet nice-nord-immobilier.fr et nos réseaux sociaux afin d’être renseigné des nouvelles parutions.