Porté par une baisse relative des taux et un retour progressif de la confiance, le crédit immobilier a nettement rebondi en France en 2025. Selon la Banque de France, près de 150 milliards d’euros de nouveaux prêts ont été accordés, soit une hausse spectaculaire après une année 2024 historiquement basse. Ce regain profite notamment aux primo-accédants, tandis que les banques retrouvent des marges plus confortables.
Le marché du crédit immobilier respire à nouveau ! Après une période de net ralentissement, les Français sont retournés voir leurs banquiers pour concrétiser leurs projets immobiliers. En 2025, les emprunteurs ont souscrit 146,5 milliards d’euros de nouveaux crédits à l’habitat, hors renégociations, soit une progression de 33 % sur un an.
Un rebond spectaculaire après une année noire pour l’immobilier
Ce niveau marque une rupture avec l’année précédente. En 2024, les crédits immobiliers avaient atteint leur point le plus bas depuis dix ans, avec environ 110 milliards d’euros empruntés. Une chute nette, très éloignée des sommets de 2021 et 2022, lorsque plus de 200 milliards d’euros de prêts étaient signés chaque année.
Ce retournement de tendance s’explique en grande partie par l’évolution favorable des taux. En début d’année 2025, le taux moyen des crédits immobiliers s’établissait autour de 3,30 %, avant de terminer légèrement au-dessus de 3 %. Une détente progressive qui a redonné de l’oxygène aux candidats à l’achat.
Depuis la mi-2025, les taux sont restés relativement stables. La Banque de France évoque toutefois un équilibre fragile, susceptible d’être remis en cause à court terme.
Des taux sous pression et un contexte budgétaire incertain
Cette stabilité pourrait ne pas durer. La directrice générale du réseau de courtiers Cafpi, Caroline Arnould, évoque dans une note publiée fin janvier une « faible remontée courant janvier ». Selon elle, cette évolution est liée à « la pression sur les coûts de refinancement portés par les atermoiements autour du budget de l’Etat ».
Les banques françaises sont en effet dépendantes des conditions de financement de l’État. Une partie des fonds qu’elles prêtent aux particuliers est empruntée sur les marchés, à un coût proche de celui de la dette publique.
Or, en fin d’année 2025, le coût de la dette française a atteint des niveaux historiquement élevés, jamais observés depuis près de quinze ans. Un facteur susceptible d’alourdir, à terme, les conditions d’emprunt.
Les primo-accédants en première ligne de la reprise
Les ménages accédant pour la première fois à la propriété figurent parmi les principaux bénéficiaires de cette reprise. La Banque de France souligne que « le nombre de prêts accordés aux emprunteurs primo-accédants augmente plus rapidement que celui des ventes de logements et des prêts à l’ensemble des emprunteurs (hors renégociations) depuis début 2025 ».
Les établissements bancaires continuent de soutenir ce public. Caroline Arnould rappelle que les banques « restent engagées aux côtés des primo-accédants », en proposant notamment des prêts complémentaires à taux zéro, des conditions bonifiées, des frais de dossier réduits ou encore des enveloppes dites « coup de pouce » représentant environ 10 % du montant emprunté.
En moyenne, ces nouveaux propriétaires s’endettent sur une durée proche de 24 ans, légèrement supérieure à celle observée pour les autres profils d’acquéreurs, afin de rendre leur projet financièrement supportable.
Des banques renforcées par le retour de l’activité
Ce regain du crédit immobilier profite également aux établissements financiers. Les taux pratiqués en 2025 ont permis de préserver des marges confortables, dans un contexte de reprise progressive des volumes.
Les résultats financiers publiés la semaine dernière confirment cette dynamique. Les réseaux de banque de détail affichent des performances nettement supérieures à celles de l’année précédente, portées par la reprise des prêts immobiliers.
En décembre 2025, 12,8 milliards d’euros de nouveaux crédits ont été accordés, un niveau légèrement supérieur à la moyenne annuelle. Le taux moyen est resté quasi stable, passant de 3,10 % en novembre à 3,08 % en décembre.
Ces chiffres s’entendent hors assurance et frais annexes. Tous frais compris, le taux moyen du quatrième trimestre 2025 atteignait 3,85 % pour une durée de vingt ans et plus, représentant environ 43.500 euros d’intérêts pour chaque tranche de 100.000 euros empruntés sur vingt ans.
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP
L’objectif de nice-nord-immobilier.fr est de trier sur le web des posts autour de Pro Immo Contact, vente et location à Nice Nord, Gairault et environs (archive.org) puis les diffuser en tâchant de répondre au mieux aux questions du public. Cet article parlant du sujet « Pro Immo Contact, vente et location à Nice Nord, Gairault et environs (archive.org) » fut sélectionné en ligne par les rédacteurs de nice-nord-immobilier.fr. Cette chronique est reproduite du mieux possible. Pour toute remarque sur ce texte concernant le sujet « Pro Immo Contact, vente et location à Nice Nord, Gairault et environs (archive.org) », merci de contacter les coordonnées indiquées sur notre site internet. Consultez notre site internet nice-nord-immobilier.fr et nos réseaux sociaux afin d’être renseigné des nouvelles parutions.
