
A Fabron, adapté aux familles et aux actifs de Nice-Ouest et de Sophia-Antipolis, on trouve des biens entre 5 500 et 8 500 euros/m². Boulevard de Stalingrad, un trois-pièces de 68 m² à rafraîchir dans un immeuble de 1901, sans balcon ni stationnement, est parti à 375 000 euros; avenue de Flirey (Cimiez), une maison de 1900 de 95 m² à rénover s’est vendue 850 000 euros. La preuve que, même à ces niveaux de prix, un bien imparfait peut se négocier.
Toulon : le vent en poupe
«Cette ville méditerranéenne en bord de mer offre bien des opportunités, avec un prix médian abordable de 2 800 euros/m²», indique Ronan Saizou, notaire à La Crau. Proche des plages et animé, Le Mourillon reste le secteur le plus cher: une maison de village des années 1930 de 120 m² sur trois niveaux avec jardinet y a trouvé preneur pour 735 000 euros. «Pour un pavillon avec terrain, mieux vaut viser le quartier des Quatre-Chemins-des-Routes, paisible et bien pourvu en commerces et en écoles», conseille Olivier Teuma, notaire à Toulon, qui cite un bien des années 1930 de 120 m² avec 630 m² de terrain vendu 375 000 euros. Enfin, «portés par une politique d’aménagement et de revitalisation commerciale, le centre-ville et la Haute-Ville gagnent en attractivité», note Emilie Payet, notaire à Solliès-Toucas: place de la Liberté, un T4 de 136 m² à rafraîchir dans un immeuble haussmannien de 1880 a trouvé preneur à 410 000 euros.
Aix-en-Provence : la périphérie gagne du terrain
Prisée mais de moins en moins accessible, la Florence provençale affiche un mètre carré moyen de 4 819euros. Dans le centre-ville, où il est de plus en plus difficile de stationner, l’ancien se situe entre 6 000 et 8 000 euros/m², le récent entre 8 000 et 10 000 euros/m². «La meilleure option, c’est de privilégier certains quartiers périphériques, comme le Pont-de-l’Arc ou le Jas-de-Bouffan, avec un accès rapide à l’A8 et à l’A51. Ou Puyricard et ses petites copropriétés, voire des villages voisins, comme Le Tholonet», recommande Céline Tixier, conseillère indépendante.
Les prix suivent : dans l’hypercentre, un T2 de 40 m² à rénover, sans balcon ni parking, s’est vendu 235 000 euros, quand un T4 de 74 m² avec cave et box au Jas-de-Bouffan est parti pour 310 000 euros. Côté maisons, à Puyricard, un 110 m² de plain-pied avec 700 m² de jardin et piscine a trouvé preneur dès la première visite pour 576 000 euros; au Tholonet, une ancienne bergerie de 125 m² sur 4 000 m² de terrain, avec travaux à prévoir, est proposée à 730 000 euros.
Avignon : un marché à plusieurs visages
A Avignon, où le mètre carré moyen avoisine les 2 353 euros, «le marché s’étend de l’intramuros à Montfavet et aux communes du Grand Avignon», note Mickael Di Natale, mandataire. Recherché pour son immobilier de standing et ses surfaces importantes autant que pour la location touristique ou étudiante, le centre offre aussi bien un T2 de 46 m² de la fin du XIXe siècle place Nicolas-Saboly à 138 000 euros qu’un T5 haussmannien de 172 m² à 595 000 euros.
«Côté pavillons, Montfavet, un ancien village, séduit avec ses lotissements des années 1950 à 1980, à proximité des zones commerciales, de l’IUT et de l’aéroport», souligne Nicola Sismondini, notaire à Vedène: une maison de 154 m² sur 500 m² de terrain construite en 1989 a été vendue 320 000 euros. A une dizaine de kilomètres, Saint-Saturnin-lès-Avignon offre un cadre plus vallonné, avec vue sur le Ventoux. Une maison des années 1990 de 130 m² avec piscine y a été estimée à 470 000 euros.
Cannes : le grand écart
L’immobilier cannois est hétérogène, avec un prix moyen de 5 714 euros/m2. La Croisette et les rues adjacentes dépassent 10 000 euros/m². En témoigne ce 21 m² à 279 000 euros de la résidence Palais Miramar. Entre la rue d’Antibes et le boulevard d’Alsace, les prix varient entre 6 000 et 10 000 euros/m² ; au-delà du boulevard, ils tombent entre 3 000 et 7 000 euros/m². «Dans cette zone située derrière la gare (République, avenue des Anglais, Carnot, Saint-Nicolas, Prado), il faut être sélectif, vérifier l’état des immeubles, la présence de commerces et d’écoles à proximité. Mais on trouve encore de petites perles à des prix raisonnables», glisse Elena Schmitt, agent indépendant, qui cite un ancien atelier transformé en loft de 100 m², vendu 350 000 euros. A l’ouest, La Bocca, en bord de mer, profite d’un programme d’embellissement et de tarifs plus doux. Un T3 de 59 m² de 2014 avec garage s’est négocié à 280 000 euros.
Hyères : la vieille ville métamorphosée
Après trois ans de travaux, son cœur de ville séduit les amateurs de vieilles pierres et d’animations. Un T3 de 78 m² avec terrasse et garage est parti à 399 000 euros. «Perché entre la presqu’île de Giens et le centre, Costebelle offre un habitat verdoyant, à proximité des écoles et bénéficiant de belles vues sur la rade et les îles», indique Franck Mosseri, notaire à Hyères: une maison de 100 m² avec garage sur 625 m² de terrain s’est négociée 535 000 euros. Pour se rapprocher de l’eau à moindre coût, le quartier de l’Ayguade est plus abordable que La Capte ou Giens: une maison de 128 m² sur un terrain soumis à un bail emphytéotique s’y est vendue 523 000 euros.
Fréjus : trois époques, trois budgets
A Fréjus, où le mètre carré moyen avoisine les 4 220 euros, l’offre se lit par strates. «La ville mêle des immeubles anciens du début du XXe siècle, entre 2 000 et 3 200 euros/m² selon l’état, des résidences des années 1960 à 2010, entre 3 500 et 4 700 euros/m², et quelques constructions récentes, plus chères», détaille Jonathan Afonso, directeur de l’agence La Résidence-Fréjus. Rue Jean-Jaurès, un T3 des années 1940 de 59 m², sans ascenseur ni garage, s’est vendu 172 000 euros; en plein centre, un trois-pièces de 60 m² de 2010 avec garage est parti à 249 000 euros. Au bord de l’eau, le secteur de la Base nature François-Léotard, préservé du trafic estival, oscille entre 4 800 et 6 500 euros/m². Pour une maison, cap sur les zones verdoyantes du Capitou-de-l’Estérel et de la Tour-de-Mare, où un 70 m² de plain-pied avec jardin de 300 m² s’est négocié à 349 000 euros.
Gap : la montagne accessible
La préfecture des Hautes-Alpes concentre dans son centre-ville des services administratifs, un hôpital et des commerces de proximité: rue Carnot, un T5 de 118 m² à rafraîchir, avec deux balcons, est proposé à 199 000 euros. «Le sud de la ville est en plein développement, avec des programmes neufs, la proximité des supermarchés, des écoles et des grands axes», détaille Brice Gaziguian (IAD). Route de Sainte-Marguerite, un T2 neuf de 51 m² avec terrasse, dont la livraison est prévue mi-2027, s’affiche à 216 500 euros; route de la Luye, une maison de 94 m² avec trois chambres, un terrain et un garage est partie à 280 000 euros.
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