À peine revenu sur le marché, le Roc Fleuri faisait la une des journaux locaux comme celle des revues spécialisées. Et pour cause : outre sa situation géographique exceptionnelle – sur les pentes du mont Boron face à la grande bleue –, la villa compte parmi les propriétés incarnant l’âge d’or de la Riviera, quand aristocrates et personnalités fortunées faisaient de Nice l’épicentre de la villégiature hivernale, entre palais et réceptions fastueuses.
Tout commence en 1856 lorsque le colonel anglais Robert Smith, ancien officier de la Compagnie des Indes orientales, acquiert cet immense terrain surplombant la mer et se lance dans la construction d’un château de style éclectique, largement inspiré par les édifices d’architecture néomoghole, croisés lors de son expatriation.
23,5 millions d’euros
Dans son ouvrage consacré au Château de l’Anglais*, Caroline Rosso Cicogna décrit « un homme au tempérament solitaire, peu enclin à la vie mondaine, passionné d’art et de botanique, resté veuf, avec un fils tout jeune », qui va pourtant se lancer dans cette « entreprise colossale » et « alimenter d’incroyables légendes au fil du temps ». Et cette dernière d’ajouter : « Construction originale à plus d’un titre, l’œuvre architecturale de Smith – protégée par les monuments historiques – servit d’exemple aux hivernants étrangers et fut à l’origine de l’urbanisation du Mont-Boron. » Aujourd’hui, Mont-Boron est l’un des quartiers les plus cotés de Nice et dont raffolent bon nombre de célébrités, à commencer par Elton John.
Mais revenons à la « Folie Smith », comme certains purent l’appeler en son temps. À partir de 1928, la propriété s’enrichit d’un pavillon d’invités : Le Roc Fleuri. Exit l’architecture fantasque du château. La villa tranche au contraire par son « classicisme » Belle Époque faisant la part belle aux volumes et à l’Art déco. On y retrouve ainsi balustres, ferronneries, mosaïques, staff, potiches sur les terrasses. Parmi les pièces maîtresses : un ascenseur en acajou ainsi qu’un escalier en marbre doté d’une rampe en bois desservant les trois étages, dont une époustouflante terrasse sur le toit. Le tout au cœur d’un jardin méditerranéen descendant jusqu’à la mer où se côtoient pins, cyprès, cactus, bougainvilliers, palmiers et arbres fruitiers.
Une image idyllique de la côte qui finira par séduire, quelques décennies plus tard, un autre amoureux de la région et par ailleurs star de cinéma : le célèbre interprète de l’agent 007, Sean Connery. Autant dire que le mythe bondien habite chacune des pièces de la propriété et participe à son aura depuis que l’acteur écossais et sa femme, Micheline Roquebrune, artiste peintre niçoise, y ont emménagé au début des années 1980. La villa fera même une brève apparition dans le film Jamais plus jamais, sorti sur les écrans en 1985.
À LIRE AUSSI Et si vous deveniez propriétaire d’un ancien mas d’artistes dans les Alpilles ? Sous son impulsion, le Roc Fleuri va s’enrichir d’un vaste soubassement ocre dans lequel sont aménagés une piscine à débordement, un spa avec hammam et sauna et une salle de sport. « Une extension qui a engendré des travaux pharaoniques puisqu’il a fallu creuser dans la roche et créer des piliers pour soutenir la maison », explique Benjamin Mondou, président du Groupe Century 21 Lafage Transactions, en charge du bien.
D’ailleurs, lorsque le couple quitte la maison vingt ans plus tard, la transformation n’est toujours pas achevée et échoit à la nouvelle propriétaire, en la personne d’Edwige Fenech, actrice italienne bien connue pour avoir excellé dans l’univers du giallo dans les années 1960-1980, mais aussi pour avoir été la maîtresse de l’ancien patron de Ferrari, Luca di Montezemolo, qu’elle aurait, dit-on, quitté pour le président du groupe Fiat… Comme Sean Connery avant elle, la star transalpine apportera sa pierre à l’édifice tout en préservant son âme originelle, à l’instar des derniers occupants installés ici depuis 2015. « Tous ont en commun l’amour des vieilles pierres », conclut Benjamin Mondou.
À LIRE AUSSI Et si vous deveniez propriétaire d’une maison d’architecte à dix kilomètres de Lille ? Le Roc Fleuri, c’est aujourd’hui 1 000 mètres carrés répartis sur six niveaux agrémentés d’un parc paysager de 5 000 mètres carrés, d’une piscine extérieure construite dans la roche et de deux autres bâtiments indépendants. Le tout proposé à la vente par Century 21 Lafage Transactions pour 23,5 millions d’euros.
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Sans conteste, selon Benjamin Mondou, le fait qu’en achetant la villa, « on achète la maison de James Bond. C’est mythique et cela fait toujours autant rêver ». Tout comme la vue à couper le souffle dont s’enorgueillit la propriété, toutes les pièces principales y compris la terrasse panoramique ouvrent sur la mer.
* Éditions Baie des Anges, 15 euros.
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